Un arrêté, publié au Journal officiel fin février, inscrit désormais la sérialisation au titre des bonnes pratiques de dispensation des médicaments. Le Gouvernement juge manifestement plus urgent de sécuriser le régime de sanctions applicables aux pharmaciens que de publier les textes autorisant la vaccination en pharmacie. Dont acte.

Le ministère de la Santé sermonne les pharmaciens d’officine par voie de bulletin urgent de la Direction Générale de la Santé sur le retard pris par la France dans la mise en œuvre de la sérialisation des médicaments. 233 officines (sur un peu plus de 21 000) la pratiqueraient, seraient connectées au répertoire national de vérification des médicaments (NMVS), début mars 2021. Cédant à la Commission Européenne, qui réclame une sanction contre la France, le ministère de la Santé préfère mettre la pression sur les pharmaciens d’officine. Mais l’organisme national responsable de la mise en œuvre de la sérialisation (France MVO actuellement présidé par l’USPO) s’est montré incapable d’apporter une solution opérationnelle aux pharmaciens leur permettant de remplir gratuitement leur obligation conformément à la réglementation européenne.

Afin de sortir par le haut de cette situation, la FSPF propose que la future négociation conventionnelle avec l’assurance maladie valorise l’engagement des pharmaciens dans la qualité de la dispensation conformément aux bonnes pratiques.