ExtensionVaccination2022Dans le cadre de l’amélioration de l’offre vaccinale et de l’amélioration du parcours vaccinal des personnes, le Directeur Général de la Santé (DGS) a saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) afin de définir l’élargissement des compétences en matière de vaccination aux infirmiers, pharmaciens et sage-femmes pour les vaccins destinés aux adolescents (plus de 16 ans) et adultes.

La HAS recommande que les infirmiers, pharmaciens et sage-femmes soient autorisés à prescrire et administrer les vaccins non vivants inscrits au calendrier vaccinal aux personnes âgées de 16 ans et plus, à l’exception des personnes immunodéprimées dont les schémas vaccinaux peuvent être différents. Ne sont pas concernés les vaccins contre le méningocoque B et la rage, qui sont relatifs à des situations particulières et rares.

La HAS pose deux conditions à cet élargissement des compétences :

  • s’assurer en préalable que ces professionnels aient suivi une formation, et si possible une formation interdisciplinaire ;
  • et renforcer et améliorer la traçabilité de la vaccination par la mise en place d’un carnet de vaccination électronique utilisé par tous.

 

Le ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code de la santé publique, notamment ses articles L. 5125-1-1 A et R. 5125-33-8-1 ;
Vu l'avis de la Haute Autorité de santé en date du 24 mars 2022,
Arrête :

Les infirmier(e)s (et, donc les sage-femmes) et les pharmacien(ne)s d'officine sont habilités à administrer aux personnes mineures âgées de 16 ans et plus et les personnes majeures pour lesquelles ces vaccinations sont recommandées dans le calendrier des vaccinations en vigueur  et, le cas échéant, ayant les pathologies précisées par arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis de la Haute Autorité de santé, quinze vaccinations permettant de protéger contre quinze maladies : 

  1. Vaccination contre la grippe saisonnière ; 
  2. Vaccination contre la diphtérie ; 
  3. Vaccination contre le tétanos ; 
  4. Vaccination contre la poliomyélite ; 
  5. Vaccination contre la coqueluche ; 
  6. Vaccination contre les papillomavirus humains ; 
  7. Vaccination contre les infections invasives à pneumocoque ; 
  8. Vaccination contre le virus de l'hépatite A ; 
  9. Vaccination contre le virus de l'hépatite B ; 
  10. Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe A ; 
  11. Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe B ; 
  12. Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe C ; 
  13. Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe Y ; 
  14. Vaccination contre le méningocoque de sérogroupe W ; 
  15. Vaccination contre la rage. 

Les infirmier(e)s peuvent les faire sans prescription médicale préalable de l'acte d'injection, tandis que les pharmaciens ne le peuvent que sur ordonnance contrairement à l'avis de l'HAS.

 La traçabilité de la vaccination et la surveillance des effets indésirables des vaccins sont de modalités identiques pour tous les professionnels de santé pratiquant la vaccination.

La traçabilité se fait sur le carnet de santé papier ou électronique (mon espace santé)

En l'absence de dossier médical partagé et sous réserve du consentement de la personne vaccinée, les professionnel(le)s transmettent par messagerie sécurisée de santé, lorsqu'elle existe, ces informations au médecin traitant de la personne. 

La pharmacovigilance se fait en déclarant au centre de pharmacovigilance les effets indésirables susceptibles d'être dus au vaccin portés à leur connaissance.

 

                          

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